Les Neuf Cercles – R.J.Ellory

les neufs cercles

 

Aujourd’hui, on sort l’artillerie lourde. R.J.Ellory avec Les Neufs Cercles. Soyons clairs, on a affaire à l’un de ses meilleurs romans, peut-être même le meilleur.

1974, Whytesburg, Mississippi. John Gaines a vécu l’enfer au Vietnam avant de devenir le shérif de la ville. Il a vu la guerre, celle qui a traumatisé tout un pays, mais rien ne prépare à l’horreur qu’il va découvrir dans les marais. Le corps de Nancy Denton, disparue depuis vingt ans, enfoui dans la vase. Elle a été conservée dans la boue  depuis toutes ces années et à la place de son cœur, on trouve une boite avec un serpent à l’intérieur. Que s’est-il passé vingt ans auparavant ? C’est ce que Gaines va essayer de découvrir.

L’intrigue ne parait pas si originale que ça de prime abord. Et je vous le concède, on a déjà vu ce genre de chose, la gamine disparue qu’on retrouve morte, le cold case et le genre de vaudou qui fait un peu froid dans le dos. Et c’est là que l’on voit qu’Ellory est un maître : il nous pond un chef d’œuvre à partir d’une histoire « banale ». La découverte du corps de Nancy se fait dès le premier chapitre. Il s’en dégage une atmosphère sombre et pesante, l’ambiance enfumée que l’on imagine bien dans les marais américains. Une ambiance qui ne nous quitte pas de tout le roman. Un style impeccable et appliqué qui donne littéralement les frissons. Le récit se divise en deux parties. D’un côté, il y a l’enquête qui avance au rythme de Gaines, avec les erreurs qu’il commet, les suspects qu’il interroge, sa réflexion sur l’affaire. De l’autre, il y a le récit de guerre vécu par Gaines. Je vous avoue que ce sont mes moments préférés. On ressent la douleur de ce soldat qui a vu l’enfer et qui a su en revenir. Ellory est très fort sur ce point. Bien qu’il soit British, il arrive complètement à retranscrire cette période traumatisante pour les américains.

Je ne clamerai jamais assez mon amour pour Ellory. Il a tout pour lui. Il écrit un roman par an (parfois deux) et jamais il ne déçoit. Faut l’avouer aussi et ne surtout pas le négliger, il bénéficie d’une traduction parfaite. Je ne sais pas où Sonatine est allé chercher son traducteur, mais surtout, qu’ils ne le lâchent jamais !

(Et en plus, il est roux. Et j’aime les roux. Voilà)


Les Neuf Cercles,  R.J.Ellory,  Edition Sonatine,  22€

Zoé

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