Littérature Brésilienne

sinstaller-au-BresilBien le bonjour à vous en cette pluvieuse fin de mars !

Cette année comme vous le savez peut-être déjà, le Brésil était à l’honneur au salon du livre.

Littérature protéiforme qui ne demande qu’à être découverte, nous ne sommes pas des spécialistes de cette littérature, par conséquent nous ne ferons pas d’anthologie ni d’histoire de la littérature Brésilienne, néanmoins, comme vous, nous sommes curieux et avons donc été à la découverte de quelques livres pour notre plus grand plaisir.

À travers quelques critiques, nous avons choisi de vous faire partager ces lectures en espérant que vous y prendrez autant de plaisir que nous. Il y aura également des chroniques, qui ne parleront pas que de livres car nous avons envie de nous intéresser au pays et sa culture aussi.

Chaque dossier que nous vous présenterons s’étalera sur une semaine entière tout en gardant l’équilibre pour les 21 critiques du blog !

Le programme de la semaine :

Aujourd’hui nous commencerons avec Ledoncarlo pour Depuis que la samba est samba de Paulo Lins, un récit musical, où coups de couteaux et samba s’enchaînent à un rythme endiablé !

Mardi, ce sera au tour de Rémi, avec le livre Orphelin de l’Eldorado de Milton Hatoum, de nous faire voyager. Un écrit poignant délivré par un auteur connu, qui façonne l’histoire, les légendes et la mémoire en amoureux, hommage aux mythes de son Amazonie natale.

Mercredi, c’est Marion qui vous instruira avec sa chronique sur un phénomène éditorial particulier au Brésil. Les cordels, petits fascicules vendus et lus à haute voix sur les marchés en passant de l’art lyrique aux supports de revendications sociales.

Jeudi, nous aurons Quentin et Le centaure dans le jardin de Moacyr Scliar, un conte philosophique mi-drôle mi-tragique dont l’écriture mêle l’humour juif, le lyrisme et la dérision dans le quotidien de la vie Brésilienne. Le récit d’un centaure engagé dans une bataille sans merci qu’il devra livrer pour réconcilier sa double nature et se rendre maître de sa liberté.

Et vendredi, nous finirons avec Armand et la bande-dessinée Daytripper de Fàbio Moon et Gabriel Bà, colorisée par Dave Stewart. Les milles et une vies d’un aspirant écrivain… et ses milles et une morts. Un homme qui passe ses journées à chroniquer les morts de ses contemporains et ses nuits à rêver que sa vie commence. Mais remarque-t-on seulement le jour où notre vie commence vraiment ?

Que de bonnes choses à venir donc, et tout de suite la première chronique.


Un roman chorale qui se niche dans les années 20 à Rio de Janeiro. Plusieurs personnages, des malandros (escrocs, coquins) évoluent dans une ville tournée vers la Zone, lieu de perdition et de débauche où tout semble converger. Le décor est posé, les taudis se succèdent les uns aux autres, les putes aguichent tandis que leurs macs trinquent à l’argent facile.

On s’attache à différents personnages, Bracura, grand, puissant, craint pour sa brutalité et capoeiriste de talent, évoluant avec aisance dans les ruelles mal-famées de son territoire. Aimant à la force de ces reins, punissant au coupe-choux. Premier « protecteur » de filles des ghettos alentours. Protecteur surtout de la séduisante Valdirène, la plus belle prostituée de la ville, passionnée mais se donnant sans amour, excepté pour son mac et Sodré, les deux hommes de sa vie et quelle aimera jusqu’au bout. Lui est aussi truant que l’autre, dissimulant derrière une profession de banquier un important trafic clandestin, inondant la ville d’herbe et d’armes.

Trois personnages torturés qui dressent un portrait édifiant d’une époque en pleine mutation, mais surtout un roman fabuleux pour découvrir la naissance de la samba dans les quartiers populaires d’une ville foisonnante où les destins se croisent, se mêlent le temps d’une étreinte et s’échappent ! C’est à travers un quatrième protagoniste que le récit prend tout son sens : Silva, homosexuel syphilitique, compositeur merveilleux et précurseur d’un mouvement qui ralliera quantité d’artistes, formant un bloco (groupe de musique) qui révolutionnera le Brésil ! Un roman qui raconte comment se constitue  à la fois spirituellement et collectivement un lieu de répétition, lieu qui deviendra plus tard, l’école de samba !

Un petit mots sur l’objet livre : La traductrice a mis à la fin du livre les titres populaires de samba, pour les curieux du pourquoi de ce roman.

Paulo Lins est de ces auteurs qui vous saisissent, une plume incisive et des récits sans concessions ! Il s’est fait notamment connaître pour son précédent livre La cité de Dieu, déjà un récit puissant sur les ghettos brésiliens, superbement adapté au cinéma par  Fernando Meirelles (un peu vieilli mais incontournable!) un bon moyen de prendre la température vis-à-vis de Lins et de découvrir une facette controversée du Brésil…


Depuis que la samba est samba, Paulo Lins, Asphalte édition, 22 €

La cité de dieu, Paulon Lins, Folio, 10,90 €


Ledoncarlo

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