L’homme démoli – Alfred Bester

Premier article sur ce genre de littérature de l’imaginaire, au programme ce jour : L’homme démoli, roman de science fiction publié en 1953 aux USA sous le titre Demolished Man, et traduit en 1955 aux éditions Denoël dans la mythique collection Présence du Futur. Aujourd’hui ce monument de la science fiction est disponible en Folio SF et dans la collection Lunes D’encre chez Denoël.

Considéré comme un classique du genre, L’homme démoli, est un récit entre le thriller et la science-fiction K Dickienne (il est assez probable que K.Dick se soit inspiré de ce roman notamment pour son Rapport Minoritaire, adapté au cinéma, le célèbre Minority Report).

Pourquoi ? On y suit un homme, Ben Reich, puissant patron, mis dos au mur par la croissance d’une société rivale. Suite à une réponse négative à la fusion des groupes, il s’emporte et décide de tuer D’Courtney, patron du groupe rival. Mais le monde n’a pas connu de meurtre depuis plus de 70 ans, surveillé comme il l’est par des télépathes, les extraper . Il se décide à soudoyer certaines personnes afin de l’aider à mettre son plan à exécution, dont Bester nous cache volontairement certaines parties.

Il se retrouve alors opposé à Lincoln Powell, préfet de police extraper de niveau maximum, qui va tout faire pour comprendre le meurtre et coincer le criminel. Il va devoir apporter suffisamment de preuves (mobile, occasion et et méthode) pour que Moise, la machine qui décide si les poursuites sont possibles, donne son accord pour envoyer Ben devant le tribunal en vue d’une démolition. Les pensées récupérées par télépathie ne sont en effet pas considérées comme preuves.

C’est un affrontement entre deux génies. Un thriller qui surprend toujours même quand on pense que tout va se finir. Et, surtout, où chaque détail compte. Difficile de se sortir de ce roman et de ne pas être impressionné par la maîtrise du récit.

Le roman est construit en trois parties, trois actes, chacun jouant un rôle précis et nécessaire à la compréhension du récit.  Brian De Palma souhaitait l’adapter après avoir tourné son adaptation de Carrie (Stephen King) mais ne pouvait réunir le budget nécessaire, encore trop jeune réalisateur à l’époque.


L’homme démoli d’Alfred Bester,  Folio SF (Gallimard), 7.50€.

L’homme démoli suivi de Terminus les étoiles d’Alfred Bester, Denoël Lunes D’Encre, 27.40€.

Quentin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :