Voyage vers l’ouest

téléchargement (6)

Née d’une montagne et d’un éclair, Sun Wukong, plus connu sous le nom de Roi-Singe, va vivre de nombreuses aventures. De ses débuts en tant que roi du mont des Fleurs et des Fruits, puis sa rébellion contre le ciel, qui lui valu d’être enfermé sous une montagne pendant 500 ans et enfin ses aventures avec Tripitaka pour trouver les véritables canons bouddhiques du Ciel de l’ouest.

Tiré du classique chinois du même nom de Wu Cheng’en écrit au XVIeme  siècle, il fait partie des quatre piliers de la littérature chinoise. Les éditions Fei ont décidé de reprendre ces quatre œuvres en Lianhuahua, la bande dessinée traditionnelle chinoise ( format à l’italienne avec un dessin par planche, peu de bulles et un texte sous le dessin), celui ci étant le troisième.

Le Voyage vers l’ouest est une aventure initiatique on ne peut plus basique dans le sens large du terme, nos héros vont apprendre à dépasser leurs défauts et leurs peurs pour accomplir leur quête.

Le cœur du récit, ce qui me fait vous le présenter aujourd’hui, est la métaphore qu’il déploie autour de ce personnage qu’est Sun Wukong, le sage égal du ciel – titre qu’il s’est accordé lui même. Du début jusqu’à sa rencontre avec Tripitaka, il ne fait que défendre les siens, à tel point qu’il va affronter les armée de l’Administration Céleste et ses armées. Sun Wukong est il un hymne à la liberté et à l’individualisme face à la lourdeur du système chinois ? Non, malheureusement, un singe aussi fort soit-il ne peut vaincre Bouddha et c’est ce dernier qui en viendra à bout, l’ensevelissant sous une montagne.

Le Voyage vers l’ouest est une oeuvre satirique sur la chine des Ming, avant dernière dynastie chinoise, où tous les personnages ayant du pouvoir sont dépeints comme corrompus ou de manière extrêmement naïve, l’administration est écrasante et les rares hommes du communs qui émaillent le récit sont dans la totale incapacité de se sortir de ce système.

Cette oeuvre a énormément inspiré les auteurs asiatiques pendant longtemps, comme Dragon Ball de Toriyama (qui lui même inspira de nombreuse œuvres plus récente), et maintenant des auteurs partout dans le monde,.

Si cela vous intéresse, je vous propose deux lectures connexes : Histoire de la chine de John K. Fairbank et Merle Goldman dans la collection “Texto” de l’éditeur Tallandier: ouvrage assez accessible et Le singe égal du ciel de Frédérik Tristan chez Zulma : reprise modernisée du Voyage de l’ouest, plus simple et surtout plus drôle.

Parlons de l’objet pour finir. Un énorme coffret pesant son poids, contenant 36 livrets  entre 70 et 150 pages, pour un total de 2879 pages, une carte bien pratique pour se représenter le chemin parcouru et un livret présentant succinctement les personnages, accompagné d’une préface, tout cela dans l’optique d’une meilleurs compréhension de l’oeuvre.

 


Voyage vers l’ouestcollectif, d’après l’œuvre de Wu Cheng’en, éditions Fei, 89€

Côme

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :