La maison des derviches, Ian McDonald

denoel11129-2012

En 2027, la Turquie fête le cinquième anniversaire de son entrée dans l’Union Européenne et Istanbul se révèle plus que jamais le pont entre une Europe occidentale et technologique et un héritage orientale séculaire et mystérieux.

Dans une ville en ébullition et écrasée par la chaleur, un attentat a lieu dans le tramway. Si l’explosion ne fait de victime que la kamikaze, elle va bouleverser la place Adem-Dede et particulièrement la vie des habitants de la vieille maison des derviches. Cette maison est peuplée d’un condensé de la vie d’Istanbul. On suivra en parallèle les histoires de Necdet qui, depuis l’explosion, voit des djinns, de Can, jeune garçon qui enquête sur cet attentat avec ses robots, mais aussi de Leyla chargée du marketing d’une nouvelle technologie et l’antiquaire Ayse qui vient d’accepter de se lancer dans une quête digne d’Indiana Jones lui-même. En effet, elle se lance à la recherche d’un sarcophage légendaire dans lequel un sage se serait fait momifier dans du miel.

Ce roman chorale nous permet d’arpenter Istanbul, ses rues et ses personnages hauts en couleur, mais aussi les gens qui la composent. Si on pourrait croire que les différentes histoires sont toutes détachées les unes des autres, elles nous permettent surtout de découvrir le personnage principal de ce roman, Istanbul, ville toujours en transition. Entre Orient et Occident, quêtes mystiques de relique légendaire et bataille industrielle pour de nouvelles technologies ou arnaque financière du siècle, on avance pas à pas grâce à une belle écriture, une écriture qui fait rêver. Le rythme de chaque histoire s’accélère page après page, au fur et à mesure que les éléments s’emboîtent les uns avec les autres pour nous faire remonter une spirale de plus en plus resserrée.

Ian McDonald a sorti ce roman en 2010, puis en 2012 dans la collection Lune d’Encre chez Denöel. Le texte est vraiment mis en avant dans l’édition en grand format par un joli travail éditorial tant en ce qui concerne la maquette que pour la couverture. Une belle découverte qui donne envie de se plonger dans la lecture des autres romans de l’auteur.

Ps : Pas d’article pour demain pour respecter nos 21 critiques, on vous donne donc rendez-vous lundi.


La maison des derviches, Ian McDonald, ed Lune d’Encre, Denöel, 27€ et disponible en FolioSF depuis mai 2015, 9,5€

Marion

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