Zaï Zaï Zaï Zaï – Fabcaro

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Le 21 Mai 2015, débarquait dans les librairies un ouvrage qui risquait de passer inaperçu. Petit éditeur, couverture sobre, graphismes minimalistes, au milieu d’une pléthore d’autres bouquins, on aurait tôt fait de passer à côté de ce qui s’avère pourtant être la bande-dessinée la plus drôle de cette fin de début d’année (je formule comme je veux, et j’affirme ce que je veux, c’est ma chronique). 

Un jour, notre héros se présente à la caisse d’un supermarché sans sa carte du magasin. Un vigile tente bien évidement de l’appréhender, mais le malfrat fuit les lieux non sans avoir tenté, armé d’un poireau, de dissuader ses poursuivants de le filer. Très vite, les médias s’emparent de l’affaire, et le peuple français apprend que le criminel appartient à une minorité souvent décriée, à tort ou à raison : il est auteur de BD.
Ainsi débute le road-trip de cet homme un peu paumé, qui tente d’échapper à la justice et au karaoké, allant jusqu’à se réfugier dans des contrés reculés et inhospitalière comme la Lozère.

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Le récit se découpe en une multitude de situations absurdes. L’absurde de comportements bien réels, exagérés et tournés en dérision, de situations décalées et surréalistes, ou simplement dénuées du moindre bon sens, reposant sur des personnages d’une franchise absolue, dépourvus de la moindre gêne. Les dialogues sont parfaitement maîtrisés, le timing de chaque réplique également, l’auteur transpose à merveille le parler du quotidien dans des conversations insensées pour un résultat hilarant. Pour vous prouver ma bonne foi, je vais relire Zaï Zaï Zaï Zaï, et en rire ici même : Humph. Hihi. Hahah ! BWAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!
Vous voyez ?
Parce que c’est toujours ma chronique, et que j’aime faire des comparaisons, voici venu un petit pitch sur les similitudes entre Zaï Zaï Zaï Zaï et Le Procès, de Kafka.
Dans les deux cas, on a affaire à un livre, et tout deux ont été écrit après le 16ème siècle. De plus, les deux ouvrages utilisent à plusieurs reprises la conjonction « et ». Enfin, si l’on prend « Zaï Zaï Zaï Zaï », que l’on enlève toute les lettres, et que l’on ajoute un « d », un « e », un « r », un « p », un « r », un « o », un « c », un « e », et deux « s », on trouve « Der Process », le nom original du fameux roman de Kafka. (J’ai un moment envisagé de parler de la situation initiale, du protagoniste qui se débat pour finalement douter de son innocence, de la finalité inéluctable des deux récits et de l’absurdité omniprésente, mais un brin lassé par ma propension à effectuer des comparaisons qui s’avèrent souvent infondées, j’ai préféré me cantonner à quelques interprétations des plus évidentes).
Enfin, et pour achever de vous convaincre de vous tourner vers la dernière pépite de Fabcaro, j’ai effectué à l’arrache pendant ma pause déjeuner un sondage auprès de plus de deux individus (trois) qui m’avaient déjà affirmé avoir adoré Zaï Zaï Zaï Zaï, et le résultat est sans appel : 100% des sondés ont adoré Zaï Zaï Zaï Zaï.
Vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Zaï Zaï Zaï Zaï, Fabcaro, 6 pieds sous terre, 13€
Armand
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