Devilman – Go Nagaï

Devilman-1-blackbox

Ma récente découverte avec Go Nagaï a suscité chez moi une certaine frustration. Suite aux récentes rééditions de Black box, j’ai pu découvrir Goldorak et Devilman, la première série m’apparaissant comme sans grand intérêt, et la seconde comme un monument du manga.

Qui connaît Devilman ? Les gros lecteurs de manga. Qui connaît Goldorak ? Tout le monde. Alors bien sûr, le public visé n’est pas le même, et Goldorak est une œuvre bien plus accessible, mais il n’empêche : si vous découvrez Nagaï, ne vous arrêtez pas à son œuvre la plus connue.

Ou plutôt devrais-je préciser, la plus connue en France, où le public n’a découvert Devilman que tardivement via la version de Dynamic Vision, à la toute fin des années 90′. Pour les japonais, Devilman est une œuvre majeure ayant bouleversé le panorama du manga de l’époque, et quand on sait que ce chef-d’œuvre date de 1972, on comprend pourquoi.

devilman1

Le synopsis de Devilman est effrayant de banalité.

Akira Fudô est un jeune homme tout à fait lambda, sympathique, un peu lâche. Un jour, son meilleur ami, Ryô Asuka, lui apprend via un artefact millénaire que le monde était autrefois la propriété des démons, et que ceux-ci cherchent à le récupérer, fusse-t-il nécessaire pour cela d’éradiquer la race humaine. Akira se résous donc à employer le seul moyen à sa disposition pour tenter de sauver l’humanité : fusionner avec un démon pour acquérir une puissance hors du commun, et ainsi combattre les démons. Devenir Devilman.

Classique à souhait, et pourtant. Au fil des 5 volumes qui la composent, Devilman gagne en ampleur et en puissance. Le duo de protagoniste Akira/Ryô est l’un des plus intéressant et des plus développé qu’un manga ait créé, la narration survolté est d’une fluidité et d’une efficacité parfaite, les combats dantesques et les questionnements philosophiques se mêlent sans aucune limites morales.

Car Devilman est un réquisitoire, l’une des œuvres les plus sombres et les plus violentes que j’ai eu l’occasion de lire. Dans sa quête pour sauver l’humanité, une question va s’imposer à Akira, et sa réponse se faire de moins en moins évidente : le mérite-t-elle ?

Plus de quarante ans après sa première publication, Devilman n’a rien perdu de son impact graphique et narratif, et son message désespéré n’a rien perdu de sa puissance. Une œuvre qui vous marque, sans aucun doute. Espérons que ses nombreux spin-off, que Black-box semble décidé à publier, soient tout aussi géniaux.


Devilman, Go Nagaï, Black Box éditions, 10,90 €

Armand

gallery_474_359_399

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :