Imagine – Aaron Becker

Imagine

Publié en octobre 2014 par Gautier-Languereau, Imagine est un chef d’oeuvre de l’album jeunesse, comme Max et les Maximonstres de Sendak avant lui. Ouais, rien que ça. C’est surtout un premier album qui révèle un talent monstre, Aaron Becker n’ayant « que » travaillé sur de l’animation de dessins animés que vous avez peut être vus (Cars, Pôle Express…).

On va dire que je me répète vu que je l’ai déjà dis dans ma chronique sur Vater und Sohn, mais qui a besoin de texte quand les images se suffisent à elles mêmes ?  Non. Ici c’est mieux que ça. Non seulement le texte n’est pas nécessaire, mais il gâcherait l’oeuvre. Ouais, à ce point.

Comment je peux justifier ça ?

Le principe de l’ouvrage en lui-même. Bien que le titre français diffère du titre original (Journey que l’on peut traduire par voyage, a été traduit par Imagine), il évoque lui aussi très bien le concept qui mène le lecteur. Là où le titre original promet une aventure (ce qui se traduit encore plus dans le titre du tome 2 déjà disponible aux USA : Quest), le titre français appelle à un voyage dans l’imaginaire. Et c’est exactement ça. Un voyage dans l’imaginaire mais surtout un voyage grâce à l’imagination.

L’imagination du lecteur, d’une part. Mais aussi celle du personnage principal, armé de son crayon rouge.

Planche après planche, à travers de superbes illustrations pleine page, double-page même, on va suivre cette petite fille, armée de son crayon rouge, partie à l’aventure en dessinant une porte. On parle souvent de poésie pour des écrits, mais, là, une poésie se dégage du dessin, indéniablement. Le rouge des créations tranche avec la réalité qui l’entoure. Il suffit de regarder cette première planche de son voyage pour comprendre. Tout dans le dessin, son style, sa réalisation, le jeu de couleur permet de comprendre, d’être touché.

Imagine

Cette planche préfigure ce que l’ouvrage sera. Une petite fille qui entre dans un monde gigantesque en s’échappant d’un réel morne. Le jeu de couleur, la rivière coulant vers l’horizon et dont on ne voit pas la fin. Des guirlandes de lumière et des des lampions de différents styles pour donner une idée des aventures qu’elle va pouvoir vivre dans ce monde où l’imagination règne.

Et c’est aussi l’intérêt de cet album. Moyen-Âge et Renaissance côtoient des engins volants dignes d’univers steampunk et des aventures de Jules Verne. On y croise aussi des militaires des derniers siècles et des samouraïs. Les esthétiques sont nombreuses et c’est là l’intérêt majeur. Offrir un panorama riche de paysages, de contes, à l’imagination du lecteur.


Imagine, Aaron Becker, éditions Gautier Languereau, 14€.

Quentin.

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