Trafic d’or sous les T’ang – Robert Van Gulik

9782264005960
Alors que le Juge Ti prend place à son nouveau poste dans la belle ville de Pei-Tcheou, il est loin de se douter qu’il va encore devoir résoudre trois enquêtes qui pourraient lui coûter la vie.

Robert Van Gulik en 1910 et mort en 1967, est un des auteurs qui me fascine le plus. Néerlandais ayant vécu dans plus d’une dizaine de pays de par sa carrière de diplomate, il parle au moins neuf langues différentes et a un petit côté fantasque qui n’est pas pour me déplaire (il aurait donné de fausses estampes érotiques dont il serait l’auteur à de grands musées européens). Mais pour revenir à ce qui nous intéresse, c’est surtout pour son talent à reprendre le style des romans policiers traditionnels chinois, en les expurgeant un peu des aspects moins abordables pour les lecteurs occidentaux, qui en fait un grand auteur.

Ici, point de sentiment superflu, notre héros, le Juge Ti, est un être exceptionnel qui ne doit ses erreurs qu’aux méprises de ses lieutenants ou aux coups bas des vils criminels et autres ennemis politiques. Et c’est surtout de politique dont il est question au cœur de la vingtaine de romans que nous a légués ce cher Van Gulik. Que se soit les luttes intestines entre mandarins (les hauts fonctionnaires chinois), la recherche d’influence des moines bouddhistes (ce qui lui a valu un refus d’édition au japon pendant quelque temps) ou les querelles entre commerçants. C’est avec brio qu’il nous donne envie de nous intéresser à l’une des plus vieille, voire la plus vieille, civilisation encore existante.

Pour revenir sur le Juge Ti, c’est un personnage historique réel, bien connu en extrême-orient, que Van Gulik utilise. Il a vécu sous les Tang, d’environ 630 à 700 et est reconnu pour la justesse de ces jugements. Il parvint même à gravir les échelons jusqu’à devenir Premier ministre de Wu Zetian, la seule impératrice de l’Empire du Milieu.

Entre le plaisir et l’apprentissage, les livres de la série de Van Gulik sont ceux qui m’ont donné le goût du roman policier. Et malgré la mort prématurée de l’auteur, des auteurs sont inspirés par ses écrits tel Frédéric Lenormand, que je vous déconseille si vous aimez le personnage original et que je vous conseille pour une première approche, son style étant beaucoup plus européen, ou I.J. Parker, qui écrit sur le Japon du XIIIe siècle.


Trafic d’or sous les T’ang, Robert Van Gulik, 10/18, 7,10 €

Côme

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