Le Chaperon Rouge – Sarah Blackley-Cartwright et David Leslie Johnson

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Parce qu’il fallait bien qu’un jour, nous en passions par là.
Parce que certaines choses, même si on est contre, ben ça remplit quand même notre escarcelle.
Ou bien parce que tout simplement, des fois, on a juste pas envie de faire attention à ce qu’on lit vu qu’il fait beaucoup trop chaud pour travailler.
Parlons de bit-lit.

La bit-lit, terme composé de « bit » (de l’anglais to bite : mordre) et de « lit » (de l’anglais literature : littérature) est un sous genre de la chick-lit apparu dans les années 2000 et bla bla-bla bla-bla. Bon, allez lire le site bien connu si vous ne connaissez pas ça. Plongeons dans le cœur du problème.

La bit-lit a envahi les librairies depuis les années 2000. Grâce au succès de quelques séries, elle a trouvé une reconnaissance mondiale dans un public largement consommateur de séries télés, de films et de lectures pour filles en émoi. Les rayons Jeunesse et S-F.F.F. (pour Science-fiction/Fantastique/Fantasy, of course) se sont dès lors retrouvés noyés sous des kilos de tentatives éditoriales essayant de venir ramasser un peu de la part du lion, tentatives souvent vouées à l’échec car, entre des scénarios tenant sur une feuille de papier hygiénique, des personnages clichés comme tout le monde les connaît et une traduction plus que médiocre d’une écriture déjà pas bien folichonne, le lecteur se retrouvait souvent à choisir entre la peste et le choléra. Et de toute façon, à la fin, c’est Bragelonne qui gagne.
Bref, ça s’est un peu calmé. Comme pour tout phénomène de mode, la vague a perdu de son ampleur, les faibles ont été mangés par les forts et tout est bien qui finit bien.

Mais que reste t-il de tout cela ? Est-ce tout ce dont nous devons nous souvenir ? Presque… Car l’on peut parfois trouver de quoi se sustenter.
Le Chaperon Rouge, roman adapté du film du même nom, qui retravaille le mythe du petit chaperon rouge sous un voile sombre et gothique. Film sorti en 2011, fusillé par la critique mais remportant un honnête succès au box-office mondiale. En parallèle, le producteur et le scénariste décident de faire une adaptation roman du film pour exploiter pleinement le background qu’ils ont développé. Au final, on se retrouve avec un roman curieux entre les mains. Bénéficiant d’un scénario original dérivé d’un conte bien connu, avec une écriture extrêmement visuelle, l’histoire reprend les thèmes de l’adolescence, du passage à l’age adulte, du sentiment amoureux, et les mêle dans un contexte et une atmosphère criante de réalisme. L’identité propre à l’histoire n’est jamais inquiétée par celle de son inspirateur, et c’est presque sans y prendre garde qu’on glisse entre les pages, aux cotés des villageois à la poursuite du loup.

Un livre plaisant, qui nous rappelle que Charles Perrault était tout de même doué.

 

Le Chaperon Rouge, Sarah Blackley-Cartwright et David Leslie JohnsonMichel Lafon Poche, 6,60 €

Valmon

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