Silo – Hugh Howey

silo

Et si une communauté d’hommes et de femmes survivaient dans les profondeurs souterraines d’un silo géant ? Et si du monde extérieur, personne ne connaissait rien sinon que l’atmosphère y est irrespirable et que les seules images relayées par d’antiques caméras ne montraient que paysages de ruines, gris, ternes, sans vie, balayés par des vents violents aux allures toxiques où tout espoir de vie semble succinct sinon impossible ?

Tel est le début de Silo : des individus vivant en autarcie et qui semblent n’avoir connu que les sombres parois d’une prison qu’ils appellent leur maison. Chaque choix de leur existence est défini dans cet environnement restreint, les naissances sont contrôlées afin d’éviter la surpopulation et chaque individu appartient à ce que l’on pourrait apparenter à une caste. On y retrouve notamment assez bien l’archétype d’une société avec un dirigeant, puis les sous dirigeants. Viennent ensuite les différents métiers liés à la survie de la communauté, jardiniers, ingénieurs, mécaniciens… Si l’image de cette communauté paraît idyllique, il n’en reste pas moins un sentiment d’emprisonnement. Où se trouve la liberté lorsque l’on est sans cesse surveiller ?

Depuis leur naissance, une certaine forme d’endoctrinement leur est inculqué : interdiction de parler de l’extérieur et si par mésaventure vous vous avisez de fourrer votre nez où il ne faut pas, la sentence tomberait irrémédiablement. On vous envoit à l’extérieur, avec une combinaison, nettoyer les caméras, dernier contact avec l’inconnu. Un châtiment anodin en surface mais qui demeure certainement mortel pour quiconque y est confronté et c’est partagés entre la peur d’une mort certaine et la curiosité d’un nouveau monde que les condamnés ouvre la porte du sas menant vers un destin funeste.

Cependant, certains gardent espoir et continuent d’espérer qu’ailleurs, une autre vie les attend, loin d’ici. C’est le cas du shérif Holston, convaincu que l’extérieur ne peut rien apporter de bon. Jusqu’à la mort de sa femme, qui se révélait être un peu trop curieuse et s’est vu accorder cela même à quoi elle aspirait : sortir. Il est perplexe et commence à chercher des preuves, des indices, n’importe quoi qui puisse confirmer que sa femme n’était pas folle et qu’il existait bien une sorte de complot interne…

A mon sens, l’une des meilleures œuvres post-apocalyptique écrite à ce jour, une trilogie parfaitement maîtrisée où se mêlent nombres de questions que l’humanité se pose ou devra se poser un jour. Ce n’est là que le prémisse de ce merveilleux livre, d’abord auto-publié aux États-Unis puis devenu un véritable phénomène d’édition au succès retentissant. Succès tel que les droits ont été achetés par la 20th Century Fox et Scott Free (la maison de production de Ridley Scott) pour une éventuelle adaptation cinématographique. Un vrai coup de cœur pour plusieurs d’entre nous sur Vingt-et-un livres que je ne saurais que vous conseiller de découvrir car il vaut vraiment la peine de rentrer chez soit le soir pour se poser tranquillement devant un livre.


Silo, Hugh Howey, Actes Sud, 23 € (Babel, 9,90 €)

Silo Origines, Hugh Howey, Actes Sud, 23,50 €

Silo Générations, Hugh Howey, Actes Sud, 23 €

Rémi

 

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