Macadam – Jean-Paul Didierlaurent

macadam

Toujours à l’affût du bon roman, c’est un recueil de nouvelles que j’ai découvert cet été et pour le moins original.

Avant tout, Jean-Paul Didierlaurent, n’est autre que l’auteur du roman Le liseur du 6h27. Fort de ce petit succès littéraire, il nous livre cette année un recueil de nouvelles plus originales les unes que les autres, tantôt courtes, tantôt longues. Quelques histoires, parfois burlesques, parfois sordides mais dont l’ensemble vous fera passer un bon moment.

Je ne parlerais que des deux premières nouvelles, car chaque nouvelle doit être découverte comme lorsqu’on ouvre un jour et découvre le chocolat sur un calendrier de l’avent.

On commence par la vie d’un curé, qui œuvre à écouter ses ouailles chaque jour et qui s’ennuie profondément dans le confessionnal, l’endroit y est chaud et le petit coussin si agréable qu’il lui est difficile de ne pas s’endormir. D’autant que c’est toujours les mêmes pêcheurs qui viennent s’épancher de toutes leurs pêcheries et notre bon curé commence à en souper de ces histoires. Mais un jour, une fidèle lui amène un objet retrouvé sur un banc de l’église qu’il lui est parfaitement inconnu, une gameboy. Il ne se doutait pas que ses habitudes seraient bouleversées par Tetris.

La seconde nouvelle aborde l’histoire d’une jeune femme, caissière dans une cabine d’autoroute. On apprend qu’avant elle attirait les regards, que les hommes se retournaient sur son passage mais que tout ça est bien loin maintenant, qu’elle craint le regard des autres et qu’elle ne sort plus de chez elle si ce n’est pour aller travailler. On comprend rapidement qu’il s’est passé quelque chose mais elle ne nous donne pas plus d’informations que ça. Elle qui vit seule, semble bien partie pour le rester et c’est avec une joie sans fin qu’un homme qui passe chaque jour à sa cabine finit par l’inviter à manger, mais pourra-t-elle surmonter ce qui lui est arrivé et braver le regard de cet homme ?

Si chaque histoire semble débuter sur un sujet anodin où le lecteur semble se demander quel est le but et où l’auteur veut-il en venir, chaque fin se termine par une chute, laquelle donne un regard nouveau sur le reste de l’histoire qui nous apparaît dès lors bien ficelée.

A déguster, en terrasse au soleil.


Macadam, Jean-Paul Didierlaurent, Le diable vauvert, 15,00 €

Rémi

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