Cassandra – Todd Robinson

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Boo et Junior sont videurs dans une boite de nuit de Boston. Ils vivent une vie sans surprise jusqu’à ce qu’ils soient contactés par le procureur de la ville qui leur demande de retrouver Cassandra, sa fille fugueuse. Pour une modique somme, ils acceptent sans vraiment savoir comment s’y prendre. C’était sans compter sur les mauvaises fréquentations de la jeune fille. Ils se retrouvent très vite submergés dans un monde qui les dégoûte. Un monde dangereux dont il faut à tout prix sauver Cassandra …

Un récit noir à l’américaine digne des plus grands auteurs avec de l’action et des personnages attachants. Ça frappe fort, on adore ça, on en redemande jusqu’à la dernière page et puis on s’aperçoit que c’est fini et on aurait aimé que ça continue. Un roman maîtrisé où il ne faut pas avoir peur de flirter avec le sordide ! Et  il faut être sur de soi avant d’attaquer la lecture de ce roman aussi glauque que bourrin. Entre les volutes de cigarettes et les vapeurs de mauvais whisky, nos videurs devront avant tout appréhender une ado, à peine moins mature que ces brutes, ce qui n’est pas sans pimenter un brin l’intrigue !

Cassandra, c’est avant tout un roman dynamique. Dès l’ouverture, on est plongé dans cet univers de la nuit, où nos deux héros ont l’habitude d’évoluer. La narration, menée par Boo, est un vrai régal. On remarque très vite que Junior et lui apparaissent comme de vraies brutes au premier regard mais que les apparences sont bien trompeuses. Des gros nounours, voilà ce qui vient à l’esprit. Des gros nounours avec des poings américains.

L’auteur joue aussi avec les codes du snuff movie sans pour autant être défini comme gore. Avec de vrais méchants qui font froid dans le dos et qui mériterait qu’on leur la joue à la flamme bien moyenâgeuse ! Mais Boo arrive toujours à amener sa petite blague, sur un ton léger qui donne une dimension chouette au livre. Oui ils tabassent à tour de bras, mais avec humour, c’est l’essentiel.

Pour finir, Cassandra, c’est aussi une jolie histoire d’amour. Parce que oui monsieur, les passages à tabac n’empêchent pas de tomber amoureux. Ça ressemble à la vraie vie (toute proportion gardée) et c’est plutôt sympa. Et franchement, un peu d’amour entre un viol et une mise à mort, ça fait toujours du bien !

En conclusion, Todd Robinson maîtrise son histoire et sa narration. Pour un premier roman, on ne pouvait pas imaginer mieux.Un rythme survolté, un humour rafraîchissant et une intrigue qui tient en haleine. Le meilleur dans tout ça ? Une suite est attendue. Et ça, ça fait plaisir !


Cassandra, Todd Robinson, Gallmeister, 17,50 €

Rémi, LeDonCarlo, Zoé

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2 commentaires
  1. Yvan a dit:

    j’ai l’occasion de croiser l’auteur ce samedi au salon de Besançon, ta chronique m’a clairement convaincu d’aller lui dire bonjour 😉

    Aimé par 1 personne

    • Rémi a dit:

      Quelle chance ! Il faut en profiter ça c’est certain car il ne reviendra pas toujours en France ! C’est un super livre en tout cas et tu as largement le temps de le lire avant samedi.

      Aimé par 1 personne

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