Les Assassins – R.J. Ellory

Je vais être honnête, j’aime R.J.Ellory d’un amour inconditionnel. Voilà, c’est dit, passons à autre chose.

Il y a quelques mois, je vous parlais de son précédent roman, Les Neuf Cercles. Et il est vrai que je le présentais comme son meilleur. Bon, ben, je m’étais trompée. Je n’avais pas encore lu Les Assassins. Ellory, c’est ce genre d’auteur qu’on lit, qu’on adore, on se dit que c’est le meilleur roman qu’il ait jamais écrit et puis on lit le nouveau et on est encore plus impressionné. C’est (presque) énervant. Les Assassins, franchement, c’est une grosse baffe dans la gueule. (Oui Monsieur, je parle comme je veux !)

Ellory aime écrire sur les grands mythes et les grandes institutions américaines. Ici, il s’attaque au mythe du serial killer. On est à New York, et un homme s’amuse à reproduire les meurtres des plus grands serials killers que l’Amérique ait connu.  L’inspecteur Irving s’occupe de l’enquête, aidé par John Costello, survivant justement d’un de ces meurtriers. L’intrigue c’est ça, et ce n’est pas la peine de vous en dire plus.

Ellory, il n’a jamais un pitch de fou au départ. Souvent le schéma classique : un meurtre, une enquête. Ici, c’est exactement ça. Sauf que notre enquêteur, il galère pas mal. Parce qu’il a affaire à un professionnel qui ne laisse aucune trace derrière lui, un psychopathe qui s’amuse à le faire tourner en bourrique.

On est sous pression constamment. Le suspense monte de plus en plus, à chaque fois que l’on clôture un nouveau chapitre. Je ne suis pas facilement impressionnable. Les autres chroniqueurs pourront vous confirmer que j’aime tout ce qui est sanglant, morbide, glauque et cruel (en lecture hein, calmons nous). Ici, rien n’est véritablement gore ou dur. Mais la façon qu’a Ellory de décrire le meurtre d’une famille entière, je vous assure que ça fait froid dans le dos. Justement parce qu’il ne tombe jamais dans la facilité : jamais de scènes éprouvantes, jamais de détails trop crus. Et pourtant, il réussit à nous faire frissonner !

Et point extrêmement important, la fin est réussie ! J’ai beau l’aimer d’amour, Ellory a souvent du mal à conclure ses romans. On a souvent l’impression que ça fini comme ça, à la va-vite, parce qu’il faut terminer à un moment. Là, ce n’est absolument pas le cas ! La fin est magistrale et laisse une marque lorsque l’on referme le livre.

Sonatine a vraiment eu bon flaire avec Ellory, un vrai diamant brut qui ne fait que s’améliorer au fil de ses romans …


Les Assassins, R.J.Ellory, Editions Sonatine, 22 €

Zoé

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3 commentaires
  1. Yvan a dit:

    Ellory me fait le même effet, ce roman m’a fait le même effet ;-). Moi aussi je pense que c’est sans doute son meilleur, enfin pas loin.
    Le pire c’est que j’ai ressenti la même chose en lisant Papillon de nuit en août… 😉
    Double bonheur, 2015 année Ellory

    Aimé par 1 personne

  2. Article super classe, Zoé ! Et je suis tellement d’accord avec tout ce que tu dis que ça en devient presque surnaturel 😉
    Je garde une préférence pour « Seul le silence » parce que c’était le premier d’une longue série d’uppercuts dans le buffet… et aussi « Mauvaise étoile », mais que j’ai aimé finalement tout pareil que ces « Assassins » d’enfer.
    Ce R.J. est vraiment hors normes !
    (Signé un ex-Cannibale de Comptoir 😉 )

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    • Zoé a dit:

      Didier !
      Oui, c’est vrai que « Seul le silence » garde une place privilégiée dans mon cœur, mais on ne peut pas dire que la fin était bien amenée 😉 Je trouve que « Les Assassins » est celui qui arrive vraiment à bien finir, sans se presser ni rien (ce qui était aussi le cas avec « Mauvaise étoile » un peu)
      Bref !
      A très vite !
      Zoé

      Aimé par 1 personne

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