Gilliamesque – Terry Gilliam

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Et si on parlait cinéma ?  Non, pas récent. Mythique. Mythique comme peuvent l’être les films des Monty Python. Emblème du cinéma influencé par le surréalisme et surtout égérie de l’humour britannique. Les six membres  originaux de ce petit groupe ont réalisé rien de moins que Holy Grail (1975) The Meaning of Life (1983) ou encore Life of Brian (1979). Si vous ne les avez pas déjà vu, je vous exhorte à le faire (rien que ça !) (et en anglais sous titré, pour plus de fun, comment ça « non » ? ).

Terry Gilliam est l’homme à tout faire – ou presque – de la troupe. Tour à tour producteur, réalisateur, auteur, acteur, parfois un peu tout à la fois… Il a travaillé sur de nombreux projets au fil des décennies, car c’est le réduire que de se contenter de l’enfermer au  rôle majeur qu’il a joué dans la culture britannique – et la culture populaire en générale – à travers l’oeuvre des Monty Python, et l’héritage que le groupe laissse derrière lui avec toute l’influence que cela suppose.

Comme les dates de sortie des films des Python l’indiquent, Terry il est plus tout jeune maintenant, mais toujours aussi actif, avec ou sans les Python restants, Chapman ayant rejoint un au-delà probablement truffé de questionnement alambiqués pour passer le moindre pont. C’est notamment lui le producteur de L’imaginarium du docteur Parnassius, dernier film dans lequel apparaît Heath Ledger (aka le Joker dans Dark Knight).

Aujourd’hui nous allons donc parler de son autobiographie, récemment parue aux éditions Sonatine : Gilliamesque. La couverture est géniale. Tout simplement, le travail réalisé sur cette illustration n’aurait pas pu représenter mieux le Monsieur et son oeuvre.

Premières pages, première surprise – parce que je n’avais jamais fais attention jusqu’alors – Terry Gilliam est américain et non britannique. C’est d’ailleurs le seul  du groupe. Il nous raconte donc sa vie, en essayant d’en faire le tour, en restant objectif, ce qui est en soi compliqué- surtout quand on aime parler de soi. Comme il le dit lui même en introduction « comme ma femme ne se lasse pas de me le répéter, le peu de mémoire qui me reste est dangereusement sélectif », aussi il y aura des trous, fatalement. Surtout que le bonhomme n’est pas du genre à tenir un journal.

Mais peu importe, même dessiner les contours du personnage, de sa vie et de son parcours permettent de mieux cerner le génie de cet homme, né aux Etats-Unis, élevé dans le Minessota et révélé sur les terres de la reine colonisatrice mais aussi à Hollywood.

Cette autobiographie, c’est l’histoire de ses rencontres, tant avec des inconnus qu’avec d’autres grands de son siècle, acteurs, musiciens … Le parcours effectué par Terry au fil d’une vie extrêmement riche. Opportunités, désillusions.

Mais c’est également l’évolution de la société américaine, des mœurs, les différences culturelles entre le vieux et le nouveau continent. Un panorama de différentes époques et de leurs influences.

Vous trouverez également beaucoup d’illustrations, de photos, de dessins réalisés par Terry ou le représentant car il n’est pas qu’un homme de cinéma il est aussi dessinateur et plein d’autres choses.

Je n’en dirais pas plus sur le contenu, en lui même, puisqu’il s’agit d’une biographie et que tout l’intérêt est de découvrir par vous même la vie de ce génie. Vous pouvez quand même vous attendre à de nombreux traits d’esprit, beaucoup d’humour, un brin de cynisme et de la folie.

A posséder pour tout cinéphile qui se respecte. Et les autres.


Gilliamesque, Terry Gilliam, éditions Sonatine, 25€.

Quentin

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