Le pays des Contes – Colfer

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Qui, bercé par les  contes qu’on lui racontait dans son enfance, n’a jamais rêvé de se promener dans le monde enchanté  ? Quelle folie ! C’est bien parce que j’en ai rêvé qu’aujourd’hui je vous parle du Pays des Contes, de Chris Colfer, publié par l’ami Michel Lafon.

Il y aurait beaucoup à dire mais cet article sera court, pour vous laisser le plaisir de découvrir ce monde des contes de fées par vous même. Oh, et je ne parlerai que du premier tome, pas des deux autres (le deuxième est également disponible en poche, le troisième pas encore).

Allons-y !

Alex et Conner sont des jumeaux aux caractères bien opposés. D’un côté nous avons Alex, jeune fille brillante, assidue et sans amis. De l’autre Conner, un jeune garçon rêveur, pas stupide mais incapable de se concentrer et de plus en plus sujet à d’inopinées siestes pendant les cours. Ils vivent avec leur mère dans une petite maison de la banlieue depuis la mort de leur père, un an plus tôt. Tous deux ont été bercé par les contes, lus par leurs parents mais aussi leur grand mère un peu excentrique (et rien que pour ce personnage là, j’adorerais voir le rendu au cinéma).

Oh attendez. L’histoire ne commence pas directement par là. Faisons les choses dans l’ordre…

Il était une fois, au pays des contes, une jeune reine entrant dans une cellule au plus profond de sa prison. Cette jeune reine veut des informations, veut comprendre ce qui a poussé sa prisonnière à agir. Cette reine, c’est Blanche Neige; la prisonnière sa belle-mère …

Le prologue est donc une introduction à cet univers de contes et une mise en place très délicate de l’intrigue, ne nous donnant quasiment aucun détail. Pourquoi une telle insistance de Blanche-Neige ?  Quelle importance revêt le passé de la Méchante Reine ? De tout cela, nous ne sauront rien, puisque le prologue se finit sur cette tirade de l’ex-reine :

« Je vais te parler de mon passé, ou du moins du passé de la personne que je fus autrefois. Mais je te préviens : mon histoire n’est pas de celles qui se terminent par ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. »

La narration se déplace alors sur nos deux héros … en plein cours sur les Contes.

« Les contes de fées ne sont pas simplement des histoires qu’on raconte le soir avant de se coucher. On peut trouver la solution à pratiquement tous les problèmes imaginables das la conclusion d’un conte de fées. Ces contes sont des leçons de vies déguisées, avec des personnages flamboyants et des situations improbables. […]

Aujourd’hui, les parents laissent leurs enfants devant des dessins animés stupides et des films violents. Et quand certains enfants finissent par découvrir ces contes, c’est par le biais de versions abâtardies au cinéma. Ces adaptations suppriment souvent la morale d’origine, la remplaçant par des animaux de la forêt qui chantent et qui dansent. »

On découvre dans ce passage le personnage de Mme Peters, la professeure des jumeaux – oui, ils sont dans la même classe. Un personnage soucieux de l’avenir des enfants et qui cherche à les aider, sans pour autant être laxiste, puisqu’elle punit régulièrement Conner tout en essayant de l’aider.

Bien que cela semble sans incidence sur l’histoire du roman, les apparitions de Mme Peters sont importantes pour la progression de l’histoire, mais surtout pour la mise en avant de  la manière dont les deux protagonistes vont penser et agir. Oh, et aussi un peu pour les faire évoluer.

Bref.

L’anniversaire des enfants approche et avec lui le souvenir de la mort de leur père, décédé quelques jours avant le précédent. Pour cette occasion leur mère ne peut se libérer de son travail et leur grand mère maternelle va s’occuper de gâter ses petits-enfants adorés. Grand repas et plein de cadeaux au programme ! Mais surtout le magnifique livre Le pays des contes, ouvrage marquant les longues journées et soirées pendant lesquelles leur père et leur grand-mère racontaient des histoires.

Et voilà que le livre se met à faire des choses étranges alors qu’Alex l’examine et le dorlote. Un passage semble s’y ouvrir, elle y jette des stylos qui n’en reviennent pas.

Surprise à ces tests par son frère, elle trébuche et tombe dans l’imposant livre, suivie par son frère.

On retrouve le schéma de Narnia ou Alice au Pays des Merveilles, le passage accidentel dans un autre monde, un monde mystérieux et plein de fantasy.

Une grande force de ce premier tome – je ne parle ici que du premier, je vous le rappelle  – réside dans sa capacité à faire penser le lecteur à l’intrigue de fond sans pour autant lui donner d’indices particuliers et cela apparaît dès l’arrivée des enfants dans le monde des contes puisqu’ils voient un arbre très particulier dont leur père leur parlait lorsqu’il racontait son enfance et ses lieux secrets. A partir de là, tout un tas de questions vont s’accumuler pour le lecteur attentif, il fera des hypothèses plus folles les unes que les autres. Seulement à partir de cette anecdote et de différents autres points de l’histoire, qui n’ont vraisemblablement aucun lien logique entre eux. Mais voilà, l’histoire est ainsi écrite que les éléments les plus anodins semblent importants – et qui sait, peut être le sont-ils ?

Bref.

Pour revenir à nos deux petits, ils sont sauvés par Grenouille, qui va leur donner un  journal comportant les instructions pour activer un sortilège perdu ( He! mais c’est le nom du tome 1 ! ) accordant un souhait – et un seul. Ce qui leur permettrait de retourner dans leur monde. Pour se faire ils vont devoir écumer entièrement le pays des contes afin de récupérer les ingrédients nécessaires, certains évidents pour qui connaît les contes de fées aussi bien qu’eux, d’autres plus subtils.

Mais voilà que la Méchante Reine est à la recherche des ingrédients elle aussi – et ceux-ci sont uniques. Un contre-la-montre commence alors pour les deux enfants dont les aventures vont révéler bien des secrets.

En plus court : une lecture vraiment sympathique, pleine de rebondissements et de révélations inattendues – certaines assez classiques, mais c’est autre chose. Je vais de ce pas continuer de lire les autres tomes.


Le pays des contes, Chris Colfer, Michel Lafon, 7€.

Quentin

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