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Archives Mensuelles: janvier 2016

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Il y a quelques mois maintenant, la dernière trilogie d’Erik l’Homme s’est achevée. Il est temps de revenir sur ces trois tomes de Terre-Dragon, une saga de fantasy jeunesse dont la publication a débutée chez Gallimard Jeunesse fin août 2014 pour se terminer début octobre 2015.

Vous avez déjà pu lire la critique de Côme sur la saga emblématique de L’Homme : Le Livre des Etoiles, il  y a quelques temps et autant vous dire que je ne partage pas son avis puisque c’est une série que je relie régulièrement et apprécie toujours autant. Enfin bref.

C’est donc avec beaucoup de joie que j’ai appris le début de cette nouvelle série. D’autant que cette fois, l’auteur nous emporte dans un monde de fantasy entièrement inventé ce qui n’est pas -entièrement- le cas avec le livre des étoiles, puisqu’il y a un ancrage avec notre monde réel.

Il va être difficile de vous parler de l’histoire sans trop spoiler, mais allons-y.

Dans la région nordique de Terre-Dragon, nous faisons la connaissance d’Aegir-Peau-d’Ours -parce qu’il porte en permanence une peau d’ours, ça va c’est pas trop difficile à suivre là. Aegir est un jeune homme tenu prisonnier dans une cage depuis laquelle il ne peut voir la beauté du ciel étoilé si loin au-dessus de lui. Il « vit » au milieu des Naatfarirs, peuple habitant cette partie du monde et qui dresse les dakans, sorte de métamorphe très dangereux, grâce à une ancienne magie et des colliers d’asservissement.

Seulement voilà, Aegir va réussir à s’enfuir et les meilleurs chasseurs Naatfarirs, accompagnés d’un Dakan vont se lancer à sa poursuite à travers les montagnes. Dans sa fuite, il rencontre une jeune fille – elle aussi en fuite – petite fille d’une sorcière que les habitants du village ont décidé de brûler. La rencontre est brève mais, pour l’aider, l’apprentie sorcière trace des symboles magiques de protection sur Aegir avant de reprendre sa propre fuite.

Plus loin, Aegir rencontre Doom-le-Scalde, un jeune garçon drôle et attachant dont l’ambition est de devenir un scalde – un barde de ce monde- aussi célèbre que Rosk-le-Borgne dont le Chant du Fleuve est entré dans l’histoire. Autant dire que ce n’est pas gagné vu ses piètres qualités en tant que chanteur/conteur.

Il rencontre également Gaan, un vieillard aveugle qui se révèle être un puissant sorcier et deviendra le mentor de tout ce petit monde.

Parce qu’en effet, le destin ce gentil farceur va remettre la jeune fille – qui répond au doux nom de Sheylis – sur la route des trois compères. Et parce que le destin est un fils de chien, elle s’est fait enlevée, avec une autre jeune fille, par les prêtres de crâne, une église particulièrement cruelle et avec des plans pas très nets à base de domination du monde, de prophétie à réaliser et tout.

Voilà pour nos personnages principaux. Mais toute l’histoire ne tourne pas autour d’eux. Le lecteur retrouve ainsi régulièrement les Naatfarirs, mais également le dangereux prêtre du crâne rouge ou encore l’autre jeune fille enlevée par le Crâne. Chaque chapitre prend un personnage en focus et permet d’apporter des pièces supplémentaire au puzzle que nous présente Erik l’Homme ; sans toutefois nous indiquer où elle vont.

C’est là l’une des forces du récit : seul Gaan semble savoir à quoi s’attendre, avoir toutes les réponses, le lecteur ne peut faire que des hypothèses … et les autres personnages sont focalisés sur leurs propres objectifs : échapper à leurs poursuivants etc. sans se douter d’où tout cela va les mener.

Parce qu’il est question de l’avenir de Terre-Dragon, rien que ça. Jusqu’au bout, on se demande ce qu’il va bien pouvoir se passer, comment la situation va se retourner. Et j’avouerai que je ne m’y attendais pas et qu’elle est très inventive. Chaque personnage à son rôle à jouer, qu’il le comprenne où non. Et au final, quel destin, quelle prophétie est la bonne ?

Oh, et j’oubliais un détail important. IL Y A UN PUTAIN DE FLEUVE MÉTALLIQUE sur lequel ne peuvent naviguer que des BATEAUX EN PIERRE. Si ça, ce n’est pas inventif … Oh. Et les dakans se transforment EN OURS. Oui monsieur/madame. En ours monstrueusement puissant ! .

Bref, il serait difficile de vous en dire plus sur l’histoire sans vous spoiler une grande partie des tenants et aboutissants du récit, aussi je vous  invite très fortement à lire ces trois tomes. D’une seule traite parce que vous ne pourrez pas vous arrêter.


Terre Dragon, Erik L’Homme, Gallimard Jeunesse, 11.50€ par tome, trois tomes.

Quentin