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Archives d’Auteur: Côme

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Alcibiade, jeune et sympathique garçon, se lance dans une quête pour découvrir son destin. Pour cela, il va lui falloir parcourir un long chemin et rencontrer le vieux sage qui lui montrera la voie.

Alcibiade est une fable philosophique. Pour sa première BD, Rémi Farnos nous invite à découvrir le chemin semé d’embûche qu’est la vie. Un récit simple et accessible pour les plus jeunes que les plus âgés peuvent apprécier comme une histoire très bien faite.

Ce qui fait l’originalité de cette œuvre, c’est l’emploi du gaufrier. Terme qui désigne le découpage des planches en cases, il est de 3 par 4 dans le franco-belge classique. Et si les codes ont évolué, la façon dont il est employé ici est brillante. Toujours en 4 par 4, les cases ne comportent pourtant pas toujours des dessins essentiels à l’histoire. On y trouve des grandes scènes sur toute la planche ou des cheminements qui suivent l’action de haut en bas.

Alcibiade est une grande réussite qui mérite toute votre attention. Soutenez des projets aussi ambitieux et des auteurs aussi talentueux et le monde de la BD n’en sera que meilleur. On notera aussi que la grande instance de la BD qu’est le festival d’Angoulême a déjà mis ses patounes sur le livre qui nous intéresse aujourd’hui et qu’il est dans la sélection jeunesse.

Sur ces bons mots, je vous souhaite une bonne fin d’année 2015, une bonne année 2016 et tout plein de curiosité pour découvrir et redécouvrir le monde.


Alcibiade, Rémi Farnos, La Joie De Lire, 10 €

Côme

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Thursday Next, détective littéraire au sein des Opsec, va se voir confronter à Archeron Hadès, un génie criminel aux étranges capacités.

C’est une uchronie que nous présente Jasper Fforde dans l’affaire Jane Eyre et ces suites. L’Angleterre et la Russie sont en guerre depuis un siècle pour la Crimée. Le groupe Goliath dirige en secret l’Angleterre et le Pays de Galles est une nation indépendante. La littérature y est extrêmement importante, et des conflits armes peuvent avoir lieu entre défenseurs de tels ou tels auteurs.

C’est un peu compliqué de vous parler de ce qui fait le cœur de cette série sans vous spolier la fin du premier tome. Donc, si vous voulez découvrir le premier livre, sachez que cette enquête mâtinée de fantastique est pour l’instant le meilleur tome que j’ai lu de cette série. Maintenant, passez votre chemin (et allez lire d’autres articles de mes chers compagnons).

À la fin du premier tome, Thursday découvre l’existence du monde des livres, endroits ou sont créer et stocker les histoires, présentes et à venir, dans lesquels les personnages vont jouer leurs rôles, mais aussi vivre leurs vies en dehors du développement de l’intrigue. Et notre héroïne va intégrer la police de cet endroit et commencer à découvrir l’envers du décor.

Pourquoi cette série est si bien ? Au-delà de la mise en abîme permanente, et qui ne fais que s’enrichir en nous plongeant toujours plus loin dans le jeu de l’auteur. Et surtout, si votre plus grand rêve est d’écrire un livre, ce bon vieux Jasper vous explique, entre les lignes, comment éviter les écueils narratifs ou vous apprend certains concepts bien utiles. Et pour ceux qui auraient une passion pour la littérature classique anglaise, voire la cession de management de la colère des personnages des Hauts de Hurlevents reste un moment splendide.


L’affaire Jane Eyre, Jasper Fforde, 10/18, 9.60€
Délivrez-moi !, Jasper Fforde, 10/18, 9.40€
Le puits des histoires perdues, Jasper Fforde, 10/18, 8.60€
etc…

Côme

Succession
L’empereur gouverne les Quatre-vingts Mondes, car, il y a 1600 ans, il a découvert comment vaincre l’Ancienne Grande Ennemie, la Mort. Mais tout n’est pas rose dans cet univers. Quand la sœur de l’empereur est menacée par la secte Rix, qui voue un culte à la technologie, c’est peut-être les plus sombres secrets de l’empire qui vont apparaître au grand jour.

Je n’aime pas la science-fiction. C’est chiant, c’est mal foutu. Si les paradigmes de la science évoluent ou changent, ça perd tout son intérêt. Mais alors que je me rendais chez mon libraire pour ma dose hebdomadaire de fantasy, on en discute et en ressort qu’il y a quand même une chose qui fait trembler d’émotion mon petit cœur : les batailles spatiales !

Il me tend donc un livre, avec une jolie couverture, et me dit que je pourrais peut-être trouver mon bonheur dans ces pages. Quelque temps plus tard, je commence à le lire et là, je me dis qu’il y a toujours quelqu’un pour se foutre de votre gueule…

Le livre commence par un amas de termes techniques rasoir au possible… Mais, le premier chapitre passé, on commence à découvrir la profondeur qu’a donnée Scott Westerfeld à son œuvre. De très bonnes idées parsèment Succession, tels que les partis politiques qui s’opposent sur la relation que l’humanité doit entretenir avec la Mort, ou la non-évolution qu’induit l’eugénisme.

Les chapitres sont découpés en plus petites sections, chacune sur un personnage. ce type de narration est en général frustrant, le Trône de fer en est un bon exemple, nous avons ici, avec l’intrigue et l’action tournées dans la même direction pour tous les protagonistes, un sentiment d’enchaînement naturel très plaisant.

Et cette bataille. Magnifique bataille ! Scotty (je l’aime beaucoup) ne se perd jamais dans une tentative d’explication des concepts scientifiques qu’il fait entrer en jeu. J’apprécie la science, et si je ne suis pas le plus au point des amateurs, j’ai l’impression que Succession est bien fait à ce niveau.

Un très bon livre qui malheureusement ne me fera pas changer d’avis sur la SF. C’est un style qui malgré une évocation du futur est beaucoup trop figé dans le temps.


 Succession, Scott Westerfeld, Pocket, 9.80€

Côme

 

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Deadpool est un mercenaire avec un pouvoir de régénération et surtout une bonne grosse vieille schizophrénie. Alors qu’il est convoqué devant une commission sénatoriale pour répondre de ses crimes, il décide de revenir sur ses origines. Mais peut-on le croire ?

Deadpool, c’est le personnage marrant de l’univers Marvel. Une bonne grosse brute plutôt stupide qui parle avec ses deux voix intérieures. Une de ses caractéristiques importantes est surtout qu’il sait qu’il est dans un comics et n’hésite jamais à s’adresser aux lecteurs.

Dans cette histoire, il nous raconte sa vie. Enfin, plutôt sa vie à travers le prisme de ses fantasmes. On découvre comment il fut intégré au projet arme X et les causes de sa défiguration. À chaque fois, deux récits sont mis en opposition. Le premier est celui de Deadpool, le second est sûrement plus proche de la réalité.

Malheureusement, le dessin n’est pas forcément ce qu’il y a de plus beau et reste dans les standards des comics des années 2000, avec des couleurs brillantes à en crever les yeux et des proportions étranges. Quelques fulgurances de Jason Pearson ne sauvent pas ce côté là du comics. Mais pour une fois que ce personnage a accès à un scénario bien badass, ce n’est pas quelque chose qu’il faut louper.

Et oui, Deadpool est maudit. Alors que c’est un des anti-héros parmi les plus cools de Marvel, il a toujours eu le droit aux pires scénarios de l’histoire. Seuls quelques titres sont à sauver, comme Deadpool Corp, Dark Reign ou celui que je vous présente aujourd’hui : Il faut sauver le soldat Wilson.


Il faut sauver le soldat Wilson, Jason Pearson et Duane Swierczynski, Panini Comics, 13 €

Côme

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Holmes est mort en combattant Moriarty aux chutes de Reichenbach. Enfin, c’est ce que tout le monde croit. Watson va mener l’enquête pour démêler le vrai du faux et revenir aux bases de l’histoire du plus grand des détectives.

La première chose que l’on voit d’un livre, c’est sa couverture. Et c’est souvent grâce à elle que l’on décide de le retourner pour lire le résumé. Et pour le coup, Cecil nous offre certaines des plus belles et intrigantes couvertures que je n’ai jamais vues. Belle pour la maestria qui en ressort et intrigante de par sa composition assez hors normes.

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Vu que dans mon article sur Même pas mort, je vous parlais de Gagner la guerre et de Janua Vera du même auteur, nous allons les voir aujourd’hui.

Benvenuto Gesufal, assassin de la guilde des Chuchoteurs, reçoit une mission un peu particulière. On lui demande de tuer un homme qui se cache sous un masque. Malheureusement pour lui, l’assassinat va mal tourner et les conséquences vont bouleverser sa vie.

Ce résumé concerne la nouvelle de notre héros dans Janua Vera qui sert d’introduction à Gagner la guerre.

Janua Vera est un recueil de nouvelles qui décrit un monde fantastique très poche du début de la Renaissance européenne. Certaines sont drôles, d’autres fonctionnent comme des contes. Tout un panel qui nous montre la richesse de l’écriture de Jaworski.

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Nouveau dossier  !

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En guise de préliminaire :

Le monde du vivant à quelques petites choses qui le définit, comme la respiration ou le besoin de se nourrir. Mais dans quel but ? Se reproduire pardi !

Et oui, c’est bien la reproduction, ou plutôt l’un de ses dérivés qui nous intéresse aujourd’hui. L’humanité a la chance, partagée avec quelques autres espèces, de ressentir du désir et du plaisir devant l’acte sexuel, ce qui entraîne même sa pratique dans des cas où la reproduction n’est pas en jeu. Et cette semaine, c’est au travers des arts que nous présentons dans ces pages, que nous allons évoquer cette grâce qui étreint notre espèce.

J’ai nommé : « Le Dossier Cul ».

Du Satyricon, l’un des premiers romans de l’histoire, en passant par l’œuvre du Marquis de Sade, jusqu’au plus récent Histoire d’O ou même 50 Nuances de Grey, la littérature et sa compagne la bande dessinée, sont remplies d’exemples qui nous prouve l’intérêt que nous avons pour ce type de lecture.

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