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Polar

Thursday Next, détective littéraire au sein des Opsec, va se voir confronter à Archeron Hadès, un génie criminel aux étranges capacités.

C’est une uchronie que nous présente Jasper Fforde dans l’affaire Jane Eyre et ces suites. L’Angleterre et la Russie sont en guerre depuis un siècle pour la Crimée. Le groupe Goliath dirige en secret l’Angleterre et le Pays de Galles est une nation indépendante. La littérature y est extrêmement importante, et des conflits armes peuvent avoir lieu entre défenseurs de tels ou tels auteurs.

C’est un peu compliqué de vous parler de ce qui fait le cœur de cette série sans vous spolier la fin du premier tome. Donc, si vous voulez découvrir le premier livre, sachez que cette enquête mâtinée de fantastique est pour l’instant le meilleur tome que j’ai lu de cette série. Maintenant, passez votre chemin (et allez lire d’autres articles de mes chers compagnons).

À la fin du premier tome, Thursday découvre l’existence du monde des livres, endroits ou sont créer et stocker les histoires, présentes et à venir, dans lesquels les personnages vont jouer leurs rôles, mais aussi vivre leurs vies en dehors du développement de l’intrigue. Et notre héroïne va intégrer la police de cet endroit et commencer à découvrir l’envers du décor.

Pourquoi cette série est si bien ? Au-delà de la mise en abîme permanente, et qui ne fais que s’enrichir en nous plongeant toujours plus loin dans le jeu de l’auteur. Et surtout, si votre plus grand rêve est d’écrire un livre, ce bon vieux Jasper vous explique, entre les lignes, comment éviter les écueils narratifs ou vous apprend certains concepts bien utiles. Et pour ceux qui auraient une passion pour la littérature classique anglaise, voire la cession de management de la colère des personnages des Hauts de Hurlevents reste un moment splendide.


L’affaire Jane Eyre, Jasper Fforde, 10/18, 9.60€
Délivrez-moi !, Jasper Fforde, 10/18, 9.40€
Le puits des histoires perdues, Jasper Fforde, 10/18, 8.60€
etc…

Côme

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9782812609459

Obia. L’Obia te donne de la force. Il attire sur toi la bénédiction des anciens. Ceux qui sont morts ne sont pas morts. Ils marchent avec toi, dans tes pas et te protègent. L’Obia renforce ton corps mais aussi ton esprit. Si tu es en danger, tu trouveras la ressource. Les blessures éviteront ton corps et tu détruiras tes ennemis. Mais attention, si tu doutes, l’Obia te délaissera. Tu dois affronter ta peur et agir en guerrier. C’est à ce prix que l’Obia sera sur toi. Ne doutes pas et tu passeras. N’oublie pas … Tu as une mission !

Sur les routes boueuses et les chemins de terre de Guyane, à travers la jungle de tôles et de verdure, Clifton fuit. Il est tout jeune encore. A peine homme, déjà père, mais pas encore prisonnier. Il transporte avec lui les pires des passagers : la peur et la mort. Mais il a un atout de taille. L’Obia : la magie des Noirs-Marrons, ces descendants des esclaves africains qui se sont enfuis dans la foret amazonienne et dont les esprits ancestraux venus des terres d’Afrique veillent sur lui.

A sa poursuite, deux hommes que tout oppose. Marcy, le major. Géant créole pur jus, mastodonte bien en chair dont la connaissance du terrain et de ses habitants n’a d’égale que son ambition. Mais sa réputation de tête brûlée l’empêche d’avancer.
A ses cotés, Anato, le capitaine. Lui est un Ndjuka exilé. Ses étranges yeux jaunes et sa réserve naturelle dissimulent un homme tourmenté par la recherche de son passé, caché sur les rives du fleuve Maroni, frontière naturelle entre la Guyane et le Suriname.
Sur fonds de cartel de drogues et de guerre civile surinamaise, un contre-la-montre s’engage. Nous ne vous en dirons pas plus sur l’intrigue, préférant vous laisser le plaisir de la découverte.

Voici donc le troisième polar guyanais de Colin Niel, nouveau venu sur la scène du crime. Après Les Hamacs de carton en 2012 et Ce qui reste en foret en 2013, il récidive avec Obia. Reprenant avec plaisir son personnage du capitaine Anato, cet exilé à la recherche de ses racines, il explore une nouvelle facette de ce terrible bout de France perdu sur la cote Amazonienne.

Colin Niel est certes un auteur mais il a également participé à la création du parc Amazonien de Guyane – que vous pouvez visiter – et est tombé amoureux de cette région dont il parle dans son oeuvre.

A travers ses différents personnages, vous découvrirez l’histoire de cette région française d’Amérique du Sud – pour ceux du fond qui ne sauraient pas où ça se situe, la Guyane se trouve au nord du Brésil – mais aussi plus globalement, l’histoire – avec un grand H – de la région. Vous vous y imprégnerez des cultures locales et des difficultés auxquels peuvent être confrontés ses habitants si éloignés de la métropole. Car oui, Colin parle de cette société guyanaise, de ses clivages sociaux, culturels, de leurs origines, avec brio, de tous les sujets possibles et imaginables par le prisme du roman policier et des relations entre ses personnages – principaux comme secondaires – et de leurs quêtes respectives, de leurs visions du monde qui les entoure, de leurs attentes. Et ces personnages, quels personnages, hauts en couleurs, aux caractères bien approfondis, chacun représentants une face de la culture guyanaise.

Bref, ne vous retardons pas, on ne saurait que vous conseiller de lire Obia (et les autres aventures du capitaine Anato, disponibles en poche) dont vous ne pourrez sortir avant la fin tant le rythme est maîtrisé – tout comme l’écriture, d’ailleurs – allez donc vous le procurer !


Obia, Colin Niel, Rouergue,

Les Hamacs de Carton, Colin Niel, Rouergue et Babel pour l’édition poche

Ce qui reste en forêt, Rouergue, et Babel pour l’édition poche.

Quentin et Valmon

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A quel moment fini la réalité et quand commence la paranoïa ? C’est là toute la question de ce petit bijou de chez Super 8.

Loin d’être comme le compatriote Rémi (hyper méga fan de Super 8), j’avais du mal à trouver réellement mon bonheur chez cette maison d’édition. [A part pour Prime Time. Prime Time c’est génial.] Et puis un jour, il me dit qu’il en a un qui devrait me plaire. C’est bizarre et ça met mal à l’aise. Quand on me dit ça, ça me donne très envie de voir de quoi ça s’agit. Oui, oui. Vraiment. Bref, je me suis attaquée à la bête et effectivement, ça m’a plu.

Alors, de quoi ça parle ? Maria, médecin espagnole expatriée en Angleterre est atteinte du syndrome d’Asperger. Elle est en prison, reconnue coupable du meurtre sanglant d’un prêtre. Le problème, c’est qu’elle ne s’en souvient pas. Son Asperger fait tourner son cerveau à mille à l’heure et parfois, elle ne sait pas si ses souvenirs sont réels ou simplement inventés. Le roman se découpe en deux partie : au début, on est avec Maria lors d’une session de thérapie avec Kurt, son psy. Puis, on nous raconte son arrivée à la prison. Et tout le livre se déroule comme ça : Maria raconte à son thérapeute son arrivée à la prison, ce qu’elle y a découvert et ce qui la fait douter. Mais, avouons le, le thérapeute est pas hyper clean. Suivant la narration de Maria, on ne sait jamais vraiment si ce qu’elle raconte se passe réellement ou si ce n’est qu’une simple invention de son esprit. Kurt lui dit qu’elle invente des choses, pour se protéger elle même. Pourtant, Maria note tout ce qui lui arrive dans son carnet et elle est persuadée de la véracité de ses dires. Alors, qui doit-on croire ? Notre narratrice, seule vision de ce qui se passe ? Ou bien doit-on croire qu’effectivement, elle est complètement folle et que son thérapeute est là pour l’aider et ne conspire absolument pas contre elle ?

C’est ce qui est totalement passionnant dans ce livre. Le doute constant. On n’est jamais vraiment sûr de qui l’on doit croire. Qui veut aider Maria et qui, au contraire, lui veut du mal. On parle de projets secret avec le MI5 (service de renseignements anglais), d’expériences menées sur Maria, de drogues et de meurtres. Où est la réalité dans tout ça ? Il nous faut attendre les derniers chapitres pour réussir à y voir clair. Et encore, à la toute fin, on ne sait finalement pas si Maria prend la bonne décision ou pas. Et tout l’intérêt de la lecture se pose ici : remettre en cause toutes les informations qui nous sont données. Ne pas prendre pour acquis et réel ce qui se passe.

Je ne vous cache pas que pendant la lecture, on peut se sentir un peu paranoïaque soi-même…


Sujet 375 – Nikki Owen – Editions Super 8, 20 €

Zoé.

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Un peu de fonds ne fait pas de mal. Le Don Carlo m’a offert un livre pour mon anniversaire (originalité bonjour) et je viens seulement de le lire (c’est pas comme si mon anniversaire était au mois d’avril). Et bon ben, je l’avoue, il est très fort pour trouver les bons bouquins. Enfin, pour trouver quelque chose qui va me plaire. Parce qu’avouons-le, la vie de libraire c’est parfois (souvent) lire pas mal de daubes. Et parfois (souvent), je n’arrive plus à lire du tout. Maintenant, je sais que le Don Carlo saura me remettre sur le bon chemin dès que j’aurai perdu la foi. Bref, parlons peu, mais parlons bien.

Et ne cherche pas à savoir est une vraie petite pépite des éditions Rivages/Noir. Cette collection, c’est un peu le must du must dans le polar. Et pourtant, ça reste toujours très classique dans le roman noir et le roman policier/thriller (ceci n’est absolument pas une critique, le classique c’est merveilleux quand c’est bien fait et chez eux, c’est toujours parfait). Et là, on ouvre ce bouquin et on se retrouve avec Lucy, une envoyée du Diable Himself, qui vient récupérer l’âme de ceux qui l’ont vendue au grand manitou pour soit être pleins aux as, soit pouvoir bander quand ils veulent (ouais, c’est très chic, mais on aime beaucoup). Sauf que, problème, elle se retrouve dans un bled paumé où Gösta (le mec qui voulait à tout prix pouvoir se servir de son membre viril en échange de son âme) se cache pour échapper aux termes de son contrat. Lucy va donc faire le tour de la ville, interroger des gens qui le connaissent pour savoir où il se cache. Bien sûr, le bled est rempli de gens tous plus tordus les uns que les autres. Entre le médecin légiste qui se tape les cadavres des jeunes filles assassinées par Le Piqueur (tueur en série somme toute plutôt classique : il tue les nanas à coup de pic à glace dans le cœur); Nan, la flic fauchée qui rackette les petits dealers; Véronique qui rêve de s’envoyer en l’air avec Nan mais qui est mariée à son légiste nécrophile; Bess qui trimbale dans toute la ville le corps de son frère travesti, mort sous les coups du Piqueur; une chose est sûre : on ne s’ennuie pas une seule seconde !

Alors qu’est-ce qu’on aime ? Le côté morbide et glauque des personnages (franchement, qui a pour animal de compagnie un crocodile dans sa piscine ?) mais aussi toutes les situations plus loufoques les unes que les autres. Vraiment, c’est un réel bon moment que l’on passe en lisant cet ovni. Parce que c’est complètement barré mais que ça tient quand même la route, et qu’il y a aussi un suspens entretenu pendant toute l’intrigue : est-ce que Lucy va retrouver Gösta ? Qui est le Piqueur ? Bess arrivera-t-elle à trouver un endroit pour cacher le corps de son frère ? Toutes ces questions animent le récit et font qu’il est vraiment difficile de le lâcher une fois qu’on l’a commencé ! Un vrai régal qui plaira à ceux qui aiment se détendre en lisant des histoires où les filles s’envoient en l’air ensemble et où des gens se font dévorer par des crocodiles …


Et ne cherche pas à savoir, Marc Behm – Editions Rivages/Noir – 8.65€

Zoé

Un accident terriblement meurtrier laisse une jeune fille orpheline et gravement brûlée. Sa seule chance de survie est d’atteindre l’hôpital le mieux équipé de la ville voisine mais quitte à être dans la panade, autant y aller jusqu’au bout ! Car c’est aussi l’hiver où une tempête terrible frappe, déferlant à toute vitesse sur le comté, gelant tous les axes routiers et paralysant l’aviation. Les secours sont bloqués, la gamine na va pas passer la nuit, pas de bol, c’est le soir de Noël.

C’est sans compter sur l’obstination de tout nouveau shérif, Walt Longmire, têtu comme une mule, qui va monter au bras levé une équipe de sauveteurs improvisés pour rapatrier la gosse. Son prédécesseur, vétéran déjà bien bourré au pur-malt, une jeune pilote qui maîtrise très bien la théorie et un médecin sans matériel. Quant à l’avion capable de dompter ces vents, il s’agit du Steamboat, bombardier de la seconde guerre mondiale, vestige d’un monde passé aux boulons rouillés et à la carlingue mal en point. Hé, s’agirait pas de perdre espoir, après tout c’est le soir de Noël.

Ce roman court aux allures de faux polar est l’une des premières affaires de Longmire le soir du réveillon en 1988, alors qu’il vient tout juste d’être élu shérif. Et l’atout majeur de ces quelque 170 pages, ce sont ces personnages, autant plus fort que le livre est court, chaque réplique est une punchline en puissance. Le pilote est assurément l’image même du yankee immortel revenu du Pacifique après avoir copieusement bombardé le Japon, la co-pilote une jeune apprentie levant le coude plus souvent qu’à son tour, le médecin, lui, aurait plutôt le rôle de Mac Gyver, transformant une soute d’avion miteuse en bloc opératoire; et surtout Longmire, force tranquille qui semble déjà près à porter le monde à bout de bras.

C’est viril, épique, sans le moindre doute américain. Et on en redemande.

Steamboat – Craig Johnson – Gaillmaster – 21.50€

LeDonCarlo


La chouette couverture originale

L’affaire Jennifer Jones

 

L’Affaire Jennifer Jones est un de ces romans qui m’ont marqué quand je l’ai lu à l’âge de quatorze ans. Dix ans plus tard, je n’ai pas changé d’avis dessus et le considère toujours comme un livre fort dans une littérature jeunesse qui se moque souvent de nos ados. C’est toujours un peu compliqué la jeunesse, parce qu’on ne va pas se mentir, beaucoup d’auteurs et de maisons d’éditions ont tendance à se censurer sous prétexte qu’ils écrivent un livre destiné à des gens qui ne sont pas tout à fait des adultes. Mais aujourd’hui, on lit à douze ans ce qui était destiné à un public de quatorze. La jeunesse a évolué et les romans doivent en faire autant. Bref, je m’égare, là n’est pas le sujet.

Notre sujet, c’est ce roman de Anne Cassidy qui m’a clairement mis une bonne baffe en pleine face. Le roman débute, on suit Alice Tully, une jeune étudiante qui a une vie sans soucis, un petit boulot et un copain. Le souci, c’est qu’elle n’a pas de passé à raconter. Parce qu’Alice s’appelle en réalité Jennifer Jones et qu’elle est sortie de prison il y a moins d’un an. L’affaire Jennifer Jones avait scandalisé tout le pays. Parce que cette petite fille de dix ans avait tué une autre enfant du même âge. BOUM, je pose le truc. On parle d’une enfant qui en a tué une autre. Et oui, c’est destiné à un public à partir de douze ans. On peut considérer ce livre comme un réel roman noir pour le jeunesse. Le récit est structuré de telle manière : on suit Alice dans le présent puis c’est un énorme flashback qui nous raconte son enfance et ce qui l’a poussée à commettre l’irréparable.

On a affaire ici à une psychologie maîtrisée de bout en bout. De part le contexte familial de Jennifer et sa relations avec ses amies, on finit par comprendre le pourquoi de son geste. Par contre, l’acte en lui même n’est jamais justifié ou accepté. On sent arriver l’irréparable et on est totalement impuissant face à cette situation. Parce que oui, la fillette qui se fera assassiner est une peste insupportable, néanmoins on ne peut justifier son meurtre. Tout comme le fait que Jennifer vive avec sa mère, qu’elles soient pauvres et qu’elle voit beaucoup d’hommes défiler dans la chambre de sa maman ne pardonne pas son crime.

L’Affaire Jennifer Jones est un roman complexe qui amène le lecteur à réfléchir et à se poser les bonnes questions. Comment est-il possible de commettre un meurtre à l’âge de dix ans ? Et surtout, comment continuer à vivre après ça ? Alors oui, c’est un roman très noir et peut être dérangeant mais franchement, permettons aux ados de pouvoir avoir une réflexion intellectuelle entre deux romans sur les vampires et les cancéreux !


 

L’Affaire Jennifer Jones, Anne Cassidy – Editions Milan (Macadam), 12.50€

Zoé

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Début 2011 déboulait sur nos écrans une série policière américaine montée comme un étalon et fleurant la poudre et l’alcool de contrebande. Justified, pour ne pas la citer, mettait en scène un personnage principal fort, sorte de cow-boy des temps modernes, au chapeau inamovible et à la gâchette facile, mais non dénué d’humour et de jugeote.
Ce personnage, Raylan Givens, c’est Elmore Leonard qui en détient la paternité.

Romancier et scénariste américain, bien connu pour ses personnages typés, ses dialogues courts et justes et son souci de la réalité de terrain, Elmore Leonard nous a quittés en 2013. Il n’a pas cessé d’écrire jusqu’à sa mort, léguant une petite cinquantaine de romans dont de nombreux ont été adaptés au cinéma, en téléfilm ou en série. Vous en avez même certainement déjà vu. Non ? Le plus connu Punch Créole, ça vous parle pas ? Peut-être parce qu’il a été adapté sous un autre titre par Tarantino : Jackie Brown.

En 2012, paraissait le dernier livre d’Elmore Leonard, Raylan, reprenant donc son protagoniste de U.S. Marshall dégourdi à la main leste. Après ses derniers déboires avec ses supérieurs, Raylan Givens est muté dans son Kentucky natal où il retrouve toute l’atmosphère de son enfance : le chômage, la misère sociale, les exploitations de marijuana et les entreprises de mines de charbon qui détruisent la région. Au milieu de toutes ces joyeusetés, le franc-parler de Raylan fait mouche et le tire des plus mauvais pas. Mais lorsqu’il commence à traquer un trafic d’organes balbutiant, il se rend bien compte qu’il va peut-être falloir passer à la vitesse supérieure.

Raylan Givens est un archétype. Un héros juste, alliant intuition et pragmatisme pour s’adapter à toutes les situations. Avec son look cow-boy et cool, c’est un représentant de la force tranquille. Un pur produit Leonardien.

On a souvent reproché aux derniers écrits d’Elmore Leonard d’avoir baissé qualitativement, l’homme ne parvenant plus à se renouveler au fur et à mesure de ses parutions. Toujours est-il que quelques soubresauts secouent encore ce dernier ouvrage. Melting-pot de plusieurs enquêtes que Raylan traverse imperturbablement, ce dernier Leonard tire son chapeau certes avec maladresse, mais non sans rappeler la gloire qui fut la sienne il y a encore moins d’un demi-siècle.

Et toujours l’Amérique et le rêve américain, dans toute sa splendeur et dans tous ses revers.


Raylan, Elmore Leonard, Éditions Rivages, 6,99 €

Valmon