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Romans

Thursday Next, détective littéraire au sein des Opsec, va se voir confronter à Archeron Hadès, un génie criminel aux étranges capacités.

C’est une uchronie que nous présente Jasper Fforde dans l’affaire Jane Eyre et ces suites. L’Angleterre et la Russie sont en guerre depuis un siècle pour la Crimée. Le groupe Goliath dirige en secret l’Angleterre et le Pays de Galles est une nation indépendante. La littérature y est extrêmement importante, et des conflits armes peuvent avoir lieu entre défenseurs de tels ou tels auteurs.

C’est un peu compliqué de vous parler de ce qui fait le cœur de cette série sans vous spolier la fin du premier tome. Donc, si vous voulez découvrir le premier livre, sachez que cette enquête mâtinée de fantastique est pour l’instant le meilleur tome que j’ai lu de cette série. Maintenant, passez votre chemin (et allez lire d’autres articles de mes chers compagnons).

À la fin du premier tome, Thursday découvre l’existence du monde des livres, endroits ou sont créer et stocker les histoires, présentes et à venir, dans lesquels les personnages vont jouer leurs rôles, mais aussi vivre leurs vies en dehors du développement de l’intrigue. Et notre héroïne va intégrer la police de cet endroit et commencer à découvrir l’envers du décor.

Pourquoi cette série est si bien ? Au-delà de la mise en abîme permanente, et qui ne fais que s’enrichir en nous plongeant toujours plus loin dans le jeu de l’auteur. Et surtout, si votre plus grand rêve est d’écrire un livre, ce bon vieux Jasper vous explique, entre les lignes, comment éviter les écueils narratifs ou vous apprend certains concepts bien utiles. Et pour ceux qui auraient une passion pour la littérature classique anglaise, voire la cession de management de la colère des personnages des Hauts de Hurlevents reste un moment splendide.


L’affaire Jane Eyre, Jasper Fforde, 10/18, 9.60€
Délivrez-moi !, Jasper Fforde, 10/18, 9.40€
Le puits des histoires perdues, Jasper Fforde, 10/18, 8.60€
etc…

Côme

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Succession
L’empereur gouverne les Quatre-vingts Mondes, car, il y a 1600 ans, il a découvert comment vaincre l’Ancienne Grande Ennemie, la Mort. Mais tout n’est pas rose dans cet univers. Quand la sœur de l’empereur est menacée par la secte Rix, qui voue un culte à la technologie, c’est peut-être les plus sombres secrets de l’empire qui vont apparaître au grand jour.

Je n’aime pas la science-fiction. C’est chiant, c’est mal foutu. Si les paradigmes de la science évoluent ou changent, ça perd tout son intérêt. Mais alors que je me rendais chez mon libraire pour ma dose hebdomadaire de fantasy, on en discute et en ressort qu’il y a quand même une chose qui fait trembler d’émotion mon petit cœur : les batailles spatiales !

Il me tend donc un livre, avec une jolie couverture, et me dit que je pourrais peut-être trouver mon bonheur dans ces pages. Quelque temps plus tard, je commence à le lire et là, je me dis qu’il y a toujours quelqu’un pour se foutre de votre gueule…

Le livre commence par un amas de termes techniques rasoir au possible… Mais, le premier chapitre passé, on commence à découvrir la profondeur qu’a donnée Scott Westerfeld à son œuvre. De très bonnes idées parsèment Succession, tels que les partis politiques qui s’opposent sur la relation que l’humanité doit entretenir avec la Mort, ou la non-évolution qu’induit l’eugénisme.

Les chapitres sont découpés en plus petites sections, chacune sur un personnage. ce type de narration est en général frustrant, le Trône de fer en est un bon exemple, nous avons ici, avec l’intrigue et l’action tournées dans la même direction pour tous les protagonistes, un sentiment d’enchaînement naturel très plaisant.

Et cette bataille. Magnifique bataille ! Scotty (je l’aime beaucoup) ne se perd jamais dans une tentative d’explication des concepts scientifiques qu’il fait entrer en jeu. J’apprécie la science, et si je ne suis pas le plus au point des amateurs, j’ai l’impression que Succession est bien fait à ce niveau.

Un très bon livre qui malheureusement ne me fera pas changer d’avis sur la SF. C’est un style qui malgré une évocation du futur est beaucoup trop figé dans le temps.


 Succession, Scott Westerfeld, Pocket, 9.80€

Côme

 

 

L’auteur Anonyme nous revient cet automne avec un nouveau petit bijou ! Mais avant de vous en parler, laissez moi donc vous introduire au personnage. Comme son nom l’indique, Anonyme est anonyme. (Merci, c’était tout pour moi ce soir !). On ne sait pas qui il est et je pense qu’on ne le saura jamais. J’ai essayé de faire parler mes relations chez Sonatine, ils n’ont rien voulu me dire. A part que c’est un jeune britannique. Pendant longtemps, on a soupçonné Quentin Tarantino de se cacher derrière cette identité : on sait maintenant que ce n’est pas lui. Mais c’est vrai que pour résumer ce que fait Anonyme, il est judicieux de dire que c’est comme si Tarantino avait écrit un roman. Enfin, plusieurs. Parce que ça a commencé en 2010 avec Le Livre Sans Nom, véritable ras de marée que personne n’a vu venir. Une histoire de Bourbon Kid, qui tue tout le monde lorsqu’il boit un verre de bourbon, mélangée à des vampires et à des moines ninjas. Ça, c’est la version courte. Beaucoup de sang, de membres qui tombent et de blagues graveleuses. Une recette qui fait mouche et qui emballe tout le monde. Le Livre Sans Nom se transformera en tétralogie au succès indéniable. Puis, en 2013 sort Psychokiller. On quitte l’univers du Bourbon Kid pour rejoindre celui de l’Iroquois, tueur sanguinaire qui se balade avec un masque de tête de mort, une crête et un blouson de cuir rouge. Toujours bourré d’humour, c’est aussi un gros clin d’œil aux slasher movies de la fin des années 90′. Alors pour moi, qui aime le sang et les films d’horreur, autant dire que je suis tout à fait le public visé.

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Vu que dans mon article sur Même pas mort, je vous parlais de Gagner la guerre et de Janua Vera du même auteur, nous allons les voir aujourd’hui.

Benvenuto Gesufal, assassin de la guilde des Chuchoteurs, reçoit une mission un peu particulière. On lui demande de tuer un homme qui se cache sous un masque. Malheureusement pour lui, l’assassinat va mal tourner et les conséquences vont bouleverser sa vie.

Ce résumé concerne la nouvelle de notre héros dans Janua Vera qui sert d’introduction à Gagner la guerre.

Janua Vera est un recueil de nouvelles qui décrit un monde fantastique très poche du début de la Renaissance européenne. Certaines sont drôles, d’autres fonctionnent comme des contes. Tout un panel qui nous montre la richesse de l’écriture de Jaworski.

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Meme pas mort

Un homme, un roi, peut être un dieu nous raconte son histoire : comment la mort l’a trouvé, mais n’a pas voulu de lui…

Jean-Philippe Jaworsky est un auteur français qui, pour notre plaisir, peut s’enorgueillir d’avoir une plume splendide et un réel talent pour créer des univers. Des livres comme Januara Vera ou Gagner la guerre démontrent toute l’ampleur de sa maîtrise dans le genre littéraire qu’est le fantastique.

Et Même pas mort commence de telles manières qu’il n’ y a pas l’ombre d’un doute quant au fait qu’on aborde un très bon roman. Au début, le personnage principal, qui dit avoir deux cents ans, commence à raconter son histoire à un marchand étranger. Il ne commence non pas par son enfance mais par un point important de son parcours, le moment où il semble avoir appris pourquoi, malgré plusieurs blessures mortelles, il n’est pas mort.

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9782264005960
Alors que le Juge Ti prend place à son nouveau poste dans la belle ville de Pei-Tcheou, il est loin de se douter qu’il va encore devoir résoudre trois enquêtes qui pourraient lui coûter la vie.

Robert Van Gulik en 1910 et mort en 1967, est un des auteurs qui me fascine le plus. Néerlandais ayant vécu dans plus d’une dizaine de pays de par sa carrière de diplomate, il parle au moins neuf langues différentes et a un petit côté fantasque qui n’est pas pour me déplaire (il aurait donné de fausses estampes érotiques dont il serait l’auteur à de grands musées européens). Mais pour revenir à ce qui nous intéresse, c’est surtout pour son talent à reprendre le style des romans policiers traditionnels chinois, en les expurgeant un peu des aspects moins abordables pour les lecteurs occidentaux, qui en fait un grand auteur.

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A huit heure, les premiers symptômes apparaissent.
A dix heure les premiers morts tombent.
Jamais aller au collège n’a été aussi mortel…

Guillaume Guéraud reste fidèle à sa plume, irrévérencieuse et sans concessions, avec ce nouveau roman plus sanglant que jamais ! Publié aux éditions du Rouergue, spécialisé notamment en jeunesse, il n’hésite pas à  remettant en cause la littérature de « genre » et nous livre un récit loin d’être réservé exclusivement aux ados.Ces récits sont saisissants de réalisme, les personnages toujours touchants, crétins, violents, paumés. S’attachant souvent à des milieux scolaires, il développe des récits dignes des meilleurs films d’horreur, laissant l’imagination prendre le pas sur les images servies au cinéma. Et c’est là toute la force de ce dernier roman, l’imaginaire ! Cette chose vicieuse qui nous permet de visualiser l’horreur d’un virus meurtrier s’abattant sur un collège marseillais. Et les nombreux détails agrémentant l’hécatombe forcent le respect…Car au milieu de peaux liquéfiées, d’os brisés et de cervelles répandues au sol, évolue un petit groupe de collégiens tachant de survivre à cette journée de l’enfer. Évitant les nids infectieux (une contamination entraîne la mort en sept minutes ! ) ne pouvant sortir de l’établissement à cause de la quarantaine, recevant des infos du monde extérieur à travers les flash info…

Un récit d’ambiance, alternant passages survoltés et moments de calme angoissant… Trash et jubilatoire !

Il y a 647 élèves au collège Rosa Parks situé dans la banlieue Nord de Marseille,
Et il y aura plus de morts que de vivants.


 Plus de morts que de vivants, Guillaume Guéraud, éditions du Rouergue
le Don Carlo